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Le gouvernement du Sri Lanka veut améliorer les conditions de travail de ses travailleurs migrants à travers la mise en place d’une politique nationale idoine en matière de migration du
travail. La DDC soutient le gouvernement sri-lankais dans la mise en œuvre de cette politique. Elle aide aussi les migrants à mieux connaitre leurs droits et à accéder à des services juridiques et
psychosociaux adaptés.
Chaque année, quelque 250 000 Sri-lankais quittent leur pays pour aller chercher du travail ailleurs. 65% sont des femmes qui partent avec des contrats de travails de plusieurs années dans le
domaine de l’économie domestique dans les pays du Golfe.
Les transferts de fonds de la population émigrée contribuent certes à la réduction de la pauvreté au Sri Lanka, mais la migration n’est pas sans risque. En effet, les migrants peu qualifiés, les
femmes en particulier, sont souvent exploités. Contraints de s’acquitter de taxes illégales et excessives auprès des agences de recrutement, ils s’endettent souvent considérablement. Les femmes
employées dans des familles sont obligées bien souvent de travailler sans compter les heures, en service parfois 24h sur 24. Les cas d’agressions sexuelles sont nombreux. Par ailleurs, une grande
partie des migrants n’est pas protégée par le droit du travail dans les pays de destination. Dans le pays d’origine, le départ des femmes est souvent une source de problèmes au niveau des familles:
difficultés scolaires chez les enfants, tensions familiales, hommes peinant à assumer « seul » leur responsabilité familiale et supportant mal leur situation.
Protection juridique pour les travailleurs migrants
Le gouvernement sri-lankais reconnait l’impact positif de la migration du travail sur le développement économique du pays. Le Sri Lanka est le premier pays d’Asie du Sud à avoir
développé, en 2008, une politique nationale en matière de migration du travail. Cette politique vise notamment à mettre en place une protection juridique pour les enfants restés au pays et à aider
les personnes regagnant leur région d’origine à réintégrer leur famille et leur communauté et à se réinsérer sur le marché du travail. Les migrants qui ont été escroqués et exploités peuvent en outre
bénéficier d’une assistance juridique et psychosociale dans les pays de destination, par l’intermédiaire des représentations diplomatiques, ainsi qu'à leur retour au Sri Lanka.
Une action menée à deux niveaux : gouvernement et société civile
La DDC soutient, d’une part, l’Organisation internationale du travail (OIT) dans la mise en œuvre de la politique du gouvernement sri-lankais. D’autre part, elle collabore avec une ONG
suisse, Helvetas, pour le renforcement institutionnel des organisations de la société civile sri lankaise qui s’occupent de la protection des migrants et de leur bonne préparation avant le
départ.
ll s’agit d’un projet pilote. Les agences de développement ont, en effet, encore peu d’expérience dans ce domaine. Le défi est donc d’atteindre des résultats convaincants et de formuler des
recommandations de type politique pertinentes et de les valoriser dans le débat international sur la migration et le développement.

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Le projet en bref
Domaine Coopération globale
Thème Migration
Pays / Région Sri Lanka
Partenaires OIL
Helvetas
Contexte L’information et la protection des travailleurs migrants sont des préalables indispensables à une migration réussie.
Objectifs du projet
- Assurer la bonne mise en œuvre de la politique nationale en matière de migration économique - Accroître le bénéfice financier et réduire les conséquences sociales et psychosociales négatives liées
à la migration
Groupes cibles Migrants potentiels, migrants actuels et travailleurs rentrés au pays, ainsi que leur famille au Sri Lanka
Coûts 1,54 million
Durée 01.12.2010 – 30.11.2012
Contact Programme global migration et developpement |